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Comment ouvrir un salon de coiffure : étapes clés, budget, équipements et démarches administratives

Comment ouvrir un salon de coiffure : étapes clés, budget, équipements et démarches administratives

Comment ouvrir un salon de coiffure : étapes clés, budget, équipements et démarches administratives

Ouvrir un salon de coiffure, c’est souvent le rêve de coiffeurs expérimentés… mais aussi un projet d’entreprise à part entière, avec ses chiffres, ses risques, et ses vraies opportunités. Autrement dit : ce n’est pas juste une histoire de ciseaux, c’est un business. Et comme tout business, ceux qui réussissent ne doivent rien au hasard.

Dans cet article, on va passer en revue les étapes clés pour créer un salon de coiffure rentable : étude de marché, positionnement, budget, équipement, démarches administratives… et surtout les erreurs à éviter si vous ne voulez pas que votre entreprise finisse en coupe ratée.

Définir le concept : votre salon n’est pas “juste un salon”

Si votre projet se résume à “ouvrir un salon de coiffure sympa”, vous partez déjà perdant. Le marché est saturé dans de nombreuses zones. La seule manière d’exister, c’est d’avoir un concept clair, lisible et différenciant.

Quelques questions à vous poser dès le départ :

Exemples de positionnements qui fonctionnent :

Un concept flou, c’est un marketing flou, des clients moyens, des marges moyennes… et un résultat médiocre. Un concept précis, au contraire, attire une clientèle précise, prête à payer pour une promesse identifiable.

Étude de marché : regarder au-delà du trottoir d’en face

La plupart des coiffeurs regardent les salons voisins et s’arrêtent là. Mauvaise idée. Une étude de marché solide doit combiner observation terrain et données chiffrées.

À analyser sur le terrain :

À compléter avec des données plus “macro” :

Objectif : vérifier qu’il existe un espace de marché pour votre salon. Si votre positionnement est “premium coloration” et que trois salons du même type sont déjà installés sur la rue, soit vous faites mieux, plus fort, plus visible… soit vous changez de zone.

Business plan : transformer un rêve en chiffres

Ouvrir un salon sans business plan, c’est comme couper les cheveux dans le noir : on finit toujours par regretter. Un business plan n’est pas une formalité administrative, c’est votre tableau de bord.

Il doit au minimum inclure :

Pour estimer le chiffre d’affaires, basez-vous sur :

Par exemple, un salon de 3 postes, avec un panier moyen de 45 €, un taux de remplissage ciblé à 60 % et une ouverture 6 jours sur 7 peut viser, à maturité, un chiffre d’affaires annuel compris entre 150 000 et 250 000 € selon le positionnement et la productivité. Mais la montée en charge prend du temps : prévoyez une progression sur 2 à 3 ans, pas une salle d’attente pleine dès le mois 2.

Quel budget pour ouvrir un salon de coiffure ?

Les montants varient fortement selon le lieu, le standing et le choix du neuf ou de l’occasion. Mais on peut dégager quelques fourchettes réalistes.

Pour un salon indépendant de 40 à 60 m², comptez généralement :

Au total, un projet raisonnable se situe souvent entre 30 000 et 80 000 € d’investissement global. En zone très premium, avec déco design et emplacement N°1, on dépasse aisément les 100 000 €.

En pratique, les banques demandent généralement un apport personnel minimal de 20 à 30 % du budget global. En dessous, il faut envisager des solutions complémentaires : prêt d’honneur, love money, réseau France Active, Bpifrance, aides régionales, voire partenariat avec une marque.

Équipements indispensables : ne pas se tromper de priorités

La tentation est grande de tout acheter en neuf, haut de gamme, dès l’ouverture. Mauvaise allocation de capital si les clients ne sont pas encore au rendez-vous. Il y a des postes où vous pouvez optimiser sans dégrader l’expérience.

Éléments principaux à prévoir :

Sur quoi investir en priorité :

Là où vous pouvez optimiser :

Les démarches administratives : le “pas fun” mais obligatoire

Le secteur de la coiffure est réglementé. On ne s’improvise pas chef d’entreprise dans ce domaine sans cocher quelques cases légales.

Les points principaux :

Pensez aussi aux aspects suivants :

Rien d’insurmontable, mais des sujets à anticiper sous peine de perdre du temps, de l’argent… ou de subir un contrôle peu agréable.

Recrutement et management : la vraie difficulté cachée

Beaucoup de coiffeurs sous-estiment un point : ouvrir un salon et le faire tourner ne demandent pas les mêmes compétences. Être excellent techniquement ne suffit pas, il faut aussi savoir gérer une équipe, un planning, des comportements.

Avant de recruter, clarifiez :

Questions à vous poser pour éviter les mauvaises surprises :

Un salon qui tourne bien repose rarement sur un “coiffeur star” épuisé. La rentabilité se construit sur une équipe productive, stable et engagée.

Marketing et acquisition clients : sans trafic, pas de chiffre

Un salon magnifique, vide, reste un très beau naufrage. L’acquisition de clients ne doit pas être la dernière ligne de votre to-do list, mais un volet central de votre stratégie.

Avant l’ouverture :

Après l’ouverture :

Dans un métier aussi visuel, la qualité de vos photos et de votre feed Instagram peut littéralement faire la différence. Un balayage bien photographié génère parfois plus de réservations qu’une publicité classique.

Les erreurs classiques qui plombent un salon dès la première année

On voit revenir toujours les mêmes pièges :

À l’inverse, les salons qui s’installent durablement ont généralement :

Se faire accompagner : un coût ou un investissement ?

Créer un salon de coiffure, c’est entrer dans le monde de l’entrepreneuriat. Vous pouvez décider de tout apprendre seul, par essais-erreurs. Ou vous pouvez vous entourer.

Ressources et accompagnements utiles :

Le vrai arbitrage n’est pas “payer ou ne pas payer un accompagnement”, mais “payer tout de suite pour éviter certaines erreurs, ou payer plus tard en temps perdu, en stress et en argent mal investi”.

Ouvrir un salon de coiffure, c’est prendre le contrôle sur votre destin professionnel. Avec une vision claire, des chiffres maîtrisés, un concept assumé et un vrai sens du service, vous ne vous contenterez pas de coiffer des clients : vous gérerez un actif, une marque, une entreprise qui peut, à terme, se développer, se dupliquer, voire se revendre.

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